Naturopathie
HE Sassafras du Brésil
- Douleurs musculaires, rhumatismes, gouttes, sciatique, arthrite, lumbago, lombalgie +++
- Hypertension
- Asthénie
- Lithiase rénale, douleurs néphrétiques
- Aérophagie, aérocolie
- Dermatoses parasitaires (gale, poux) ++
- Affections respiratoires
Contre-indications : Bébé, jeune enfant, grossesse (toxicité, cf. Livre second p. 194)
[wptab name=’Description’]Famille des Lauracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Bois
- Monoterpènes : (-)-alpha-pinène (0,7%), phellandrène
- Sesquiterpènes : (5%) : cadinène
- Phénols : eugénol (0,6%)
- Phénols méthyl-éthers : safrole (93 %- compris entre 75-95 %)
- Oxydes : 1,8-cinéole (0,20%)
- Aldéhydes : n-valérald. (0,001%), furfural (0,17%), benzald. (0,03%)
- Cétones : camphre (1-4%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale
- Anti-infectieuse, antiseptique, antiparasitaire, antibactérienne
- Tonique et stimulante générale, diurétique, carminative
- Antalgique, antirhumatismale
[/wptab]
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Coquelicot
Déjà cité par Dioscoride, le Coquelicot possède un glorieux passé, puisqu’il était considéré, à l’époque de la Renaissance, comme un spécifique de la pleurésie. Plus près de nous, Chomel le prescrivait « comme un sudorifique plus efficace que le sang de bouc, la fiente de mule et les autres qu’on vante tant ».
La médecine populaire l’utilisait encore il y a peu de temps dans les rhumatismes, les coliques et comme sudorifique conseillé après chaque saignée. Elle l’utilisait aussi dans les toux sèches, les catarrhes pulmonaires, les bronchites, les angines et les coqueluches, et c’est pour ces usages qu’il est encore prescrit de nos jours.
Très adoucissant, le Coquelicot apaise très bien la toux. De plus, jouissant de propriétés calmantes et même légèrement narcotiques, il est précieux dans l’insomnie des enfants et des vieillards, surtout lorsque celle-ci est due à des quintes de toux. Les Arabes dissipent l’insomnie en mangeant à plusieurs reprises dans la journée des graines de Coquelicots pilées dans du miel.
A l’extérieur, on utilise parfois la fleur de Coquelicot contre les maux d’yeux et les abcès dentaires, et la capsule en gargarismes calmants en remplacement de la capsule de Pavot. Le Coquelicot entre dans la fameuse « tisane des 4 fleurs pectorales » (qui, d’ailleurs est composée non pas de 4, mais 7 fleurs).
[wptab name=’Description’]x
C’est notre coquelicot des champs, qu’on appelle encore Pavot rouge ou Ponceau.
Cette jolie plante, aux fleurs rouge sang s’ouvrant sur des étamines noires, nuisible aux clutures, pullule dans les moissons, sur les talus et les vieux murs.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 15 g de fleurs séchées par litre d’eau, qu’on peut encore adoucir en sucrant avec du miel. Prendre 3 tasses par jour.
Sirop. Verser 1 l d’eau bouillante sur 400 g de fleurs fraîches. Couvrir et laisser macérer toute la nuit. Passer, ajouter 1,5 kg de sucre et faire cuire jusqu’à l’obtention d’un sirop. Conserve. Piler des fleurs fraîches avec le double de leur poids de sucre, de façon à obtenir une sorte de pâte. L’officine prépare aussi des pastilles de Coquelicot et fait entrer la plante dans diverses préparations.
Externe
Cataplasmes chauds et calmants de fleurs infusées. Appliquer sur les paupières enflammées ou sur la joue en cas d’abcès.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Sudorifique
- Adoucissant
- Calmant
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[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Associé à d’autres plantes comme la sauge le coquelicot entre dans la préparation de crèmes destinées à corriger les petites imperfections des peaux grasses. L’infusion de 15 grammes de pétales dans un demi-litre d’eau, filtrée, refroidie, constitue une très bonne lotion pour l’entretien de l’épiderme. Elle est également très efficace pour reposer les yeux fatigués ou irrités.
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Millepertuis
A l’époque druidique, le Millepertuis était considéré comme une plante bénie, dont l’odeur seule suffisait à chasser les mauvais esprits (son surnom de Chasse-Diable, Fuga démonium, lui vient de l’époque gallo-romaine).
Comme dit le Dr Leclerc , « on remplirait un volume des vertus que les Anciens lui prêtaient… », mais ces vertus d’antan sont, de nos jours, bien oubliées.
Cazin l’utilisait encore, au siècle dernier, contre les maladies de poitrine : asthme et catarrhe bronchique.
La plante était aussi renommée contre les leucorrhées ; Olivier de Serres, déjà , la disait bonne « pour émouvoir les fleurs des femmes ».
Mais la grande renommée du Millepertuis, qui a subsisté jusqu’à nos jours, est d’être un merveilleux vulnéraire, que les chirurgiens de Montpellier estimaient déjà à nul autre pareil.
On l’utilisait à l’intérieur comme cordial et, à l’extérieur, pour les pansements. Sec, il entrait avec la racine d’Angélique, dans le baume de Commandeur, dont l’usage populaire était général, et à l’état frais, avec des tas d’autres plantes aromatiques, il composait l’alcoolat vulnéraire appelé familièrement « eau d’arquebusade ».
De nos jours « l’huile rouge » continue dans certaines régions de France, en Suisse et en Europe Centrale, à cicatriser et aseptiser les plaies et à guérir les brûlures, et c’est sans doute uniquement sous cette forme (ou sous le nom d’Hypericum homéopathique) que le Millepertuis continue à panser nos maux.
[wptab name=’Description’]Famille des Hypericacées.
On le surnomme Trucheron, Herbe de la Saint-Jean ou, le plus souvent, Herbe aux piqûres et Chasse-diable.
Commun dans les lieux secs, les bois, les champs incultes et le bord des chemins.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 15 à 30 g de sommités fleuries par litre d’eau (3 tasses par jour entre les repas) contre l’asthme et la leucorrhée.
Vin. Laisser macérer, durant 10 jours, de 30 à 50 g de plante. Prendre 2 verres à liqueur entre les repas.
Externe
Décoction. Concentrée. Elle peut servir en injections ou pour le lavage des plaies. En lotions tièdes, elle apaise l’irritation des peaux fines et hypersensibles. Pour tonifier merveilleusement la peau, ajouter à l’eau du bain 4 à 5 litres de cette décoction.
Huile rouge (l’oli rougé des Provençaux). Faire macérer pendant 4 jours une livre de fleurs fraîches dans un litre d’huile d’olive et un demi-litre de vin blanc. Faire ensuite bouillir au bain-marie jusqu’à évaporation complète du vin. Après avoir filtré, répartir dans de petits flacons l’huile obtenue, d’un beau rouge cramoisi. On imbibe des compresses avec cette huile.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Vulnéraire
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Esthétique
Les propriétés antiseptiques et astringentes du millepertuis sont utilisées pour le traitement des peaux grasses. Ce type de peaux nécessite, en effet, un démaquillage particulier pour débarrasser parfaitement les pores dilatés des impuretés qui les obstruent. On peut appliquer sur le visage une décoction de 15 grammes de sommités fleuries par litre d’eau. Cette préparation lutte également contre la formation des rides.
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Passiflore
Introduite en Europe au XVIIème siècle, la Passiflore ne tarda pas à entrer dans la pharmacopée comme antispasmodique de choix.
Elle eut aussi son poète, P. Contant, apothicaire de province, qui sut la célébrer joliment.
La plante ou ses dérivés sont toujours utilisés de nos jours comme hypnotiques et sédatifs calmants du système nerveux.
Le Pr Renon et le Dr Leclerc ont préconisé la Passiflore dans l’insomnie ayant pour origine l’intoxication alcoolique, la ménopause, la neurasthénie, et chaque fois que « l’obstacle au sommeil est dû à l’excitation cérébrale ». Elle diminue l’angoisse qui s’oppose au repos et calme les soucieux et les surmenés. Le sommeil qu’elle provoque est normal et n’est jamais suivi de dépression nerveuse réactionnelle.
Cadeau qui nous vient du lointain empire des Aztèques à jamais perdu, la Passiflore semble être la plante dont notre civilisation a le plus grand besoin.
[wptab name=’Description’]Famille des Passifloracées.
On l’appelle souvent Fleur de la Passion ou Grenadille.
Originaire de l’Amérique du Sud, cette plante curieuse s’est adaptée en Europe méridionale et sur notre Côte d’Azur. Dans les différents organes de sa grande fleur très décorative, l’imagination populaire a retrouvé les divers instruments de la Passion du Christ (couronne d’épines, fouet, marteau…) : c’est ce qui lui a valu son nom.
La fleur de la Passion était une des plantes cultivées dans les jardins des souverains aztèques au temps de Moctezuma.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 20 g de fleurs en bouton par litre d’eau bouillante. Laisser infuser un quart d’heure. Prendre 2 tasses par jours, dont une le soir une heure avant le coucher.
Teinture. Mettre à macérer 200 g de fleurs sèches et contusées dans un litre d’alcool à 60°. Fermer le flacon, laisser 10 jours en contact en agitant de temps en temps. Filtrer. Prendre 40 à 50 gouttes de cette teinture le soir au coucher.
Ne pas dépasser la quantité prescrite : des doses trop fortes peuvent provoquer une céphalée particulière et même des troubles de la vision.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antispasmodique
- Hypnotique
- Sédatif
[/wptab]
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Eglantier
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Les Perses tenaient en grande estime le modeste gratte-cul, qui dissolvait les calculs et diminuait les règles trop abondantes, et la fleur d’Eglantier, mélangée avec le suc de la Canne à sucre, passait pour guérir la phtisie… et finir même par réveiller les morts. Au XVIIème siècle, parmi les célèbres remèdes secrets de Mme Fouquet, guérisseuse patentée, il y avait « l’opiat de cynorrhodon », qui resserrait le ventre en cas de diarrhée. Un vieux remède populaire contre la rage consistait à faire absorber à jeun, au mordu, une omelette contenant 60 g de racine d’Eglantier râpée (de là vient, paraît-il, le nom de « Rosier des chiens »).
Astringent, le fruit de l’Eglantier est toujours renommé comme remède contre l’entérite et la diarrhée. On en fait une confiture ménagère agréablement acidulée et une conserve. La décoction est à la fois un antidiarrhéique efficace et un vermifuge contre les ascaris. Quant aux fleurs, elles sont légèrement laxatives.
[wptab name=’Description’] Famille des Rosacées.
C’est le Rosier sauvage et Rosier des chiens.
Ce rosier sans culture croît dans les parcs et les buissons. Comme toutes les roses, il a des épines, et ses feuilles sont semblables à celle du rosier cultivé.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 g de baies par litre d’eau (soit 5 à 10 par tasse) qu’on laisse bouillir 2 minutes. Prendre 3 ou 4 tasses par jour.
Infusion de fleurs. Très agréable au goût, se prépare avec une cuillerée à dessert par tasse, infusée 10 minutes.
Conserve de cynorrhodons. Mêler 2 Kg de pulpe de baies écrasées pour 3 Kg de sucre. Faire chauffer quelques instants au bain-marie pour bien amalgamer l’ensemble.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringent
- Antidiarrhéique
- Vermifuge
- Laxative
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Grateron ou gratteron
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Peu employé de nos jours, le Grateron passait pour diurétique et antigoutteux. On le recommandait contre la gravelle, et Cazin le préconisait beaucoup contre l’hydropisie. On le trouvait bon contre les troubles circulatoires et capable d’améliorer la circulation du sang chez les vieillards. On l’utilisait aussi dans la jaunisse et la pleurésie.
A l’extérieur, il était utilisé contre les écrouelles, pour arrêter le saignement des plaies et pour résoudre les loupes.
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[wptab name=’Description’]Famille des Rubiacées
On l’appelle aussi Caille-Lait Grateron.
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[wptab name=’Utilisation’]Interne
Décoction. 30 à 40 g de plante par litre d’eau. On en prend un tiers de litre par jour comme diurétique.
Jus de plante fraîche, contre la gravelle (120 g par jour), ou encore 3 g de poudre de plante séchée, macérée une nuit dans un verre de vin blanc ; à absorber le matin à jeun.
Externe
Décoction concentrée employée en compresses pour arrêter le saignement des plaies, ou cataplasmes de plante fraîche pilée.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Diurétique
[/wptab]
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HE Marjolaine des jardins ou à coquilles
- Dystonie neurovégétative +++, et hyperthyroïdie, avec troubles : cardio-vasculaire (tachycardie, éréthisme, arythmie, angor, hypertension artérielle, syncope) ; pulmonaire (dyspnée) ; digestifs (hyperchlorhydrie, ulcère gastroduodénal, gastralgie, colite) ; sexuels (éréthisme génital, obsession sexuelle, érotomanie) ; neuropsychiques (anxiété, stress-examen-agitation, neurasthénie, asthénie, oppression, psychose, insomnie, paralysie, épilepsie, vertige)
- Algie : névralgies ; algie rhumatismale (rhumatismes musculaires, arthrose) +++
- Infections : respiratoires (coryza, rhinite, rhinopharyngite, sinusite, bronchite, otite, coqueluche) ; digestives (aphte, diarrhées, entérocolite, staphylococcique, colibacillaire) ++
Contre-indications : Aucune connue aux doses physiologique
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
On l’appelle également : marjolaine officinale, marjolaine à coquilles, origan des jardins
La Marjolaine est une espèce vivace cultivée comme plante condimentaire pour ses feuilles aromatiques.
Espèce originaire de l’est du bassin méditerranéen (Chypre, Turquie), cultivée depuis l’Antiquité dans toute l’Europe.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité Fleurie
- Monoterpènes (40 %) : alpha- et beta-pinènes (1-5 % et 0,2-2,5 %), sabinène (2,5-10 %), myrcène (1-9 %), alpha- et gamma-paracymène (5,5 %), terpinolène (1-7 %), alpha- et beta-phellandrènes (tr.-4 %)
- Sesquiterpènes : beta-caryophyllène (2,5-3%), alpha-humulène (0,1%)
- Monoterpénols (50 %) : (+)-linalol (2-5 %), (+)-terpinène-1-ol-4 (14-22 %), terpinène- 1 -ol- 3 (0,3 %), (+)-alpha-terpinéol (3-6 %), (+)-cis-et transthujanol-4 (4-13 % et 1-5 %)
- Esters terp. acétates de terpényle, de linalyle (0,1-3%) et de géranyle (1,2%)
- Phénols méthyl-éthers : trans-anétholes (tr. -0,5%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antibactérienne (active sur les coques gr + : staph. doré, pneumo ; et sur colibacille), antiseptique ++
- Neurotonique, parasympathicotonique puissante (hypotensive, vasodilatatrice, tranquillisante, anaphrodisiaque) +++
- Antalgique ++
- Stimulante, stomachique, diurétique +
[/wptab]
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HE Menthe à longues feuilles ou sylvestre à pipéritonoxyde
- Entérite bactérienne, entérocolites parasitaires (oxyures, ténia), fièvre jaune, cancer du pancréas ( ?) (adj.) ;
Congestion pulmonaire, fatigue cardiaque, leucopénie, paludisme - Déséquilibre neurosympathique
- Psoriasis ++, dermite candidosique, « cellulite »
- Cystite colibacillaire
Contre-indications : Enfant, grossesse (neurotoxique, abortive) ; (surdosage ; perte de l’orientation)
[wptab name=’Description’]Famille des Lamiacées
La menthe à feuilles longues est une espèce de plante herbacée parfois cultivée. Elle pousse dans les prairies humides et au bord des rivières.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Herbe fleurie
- Monoterpènes : alpha-pinène
- Sesquiterpènes : alpha-muurolène (4-14%)
- Alcools terp. et esters (faible %)
- Phénols : thymol (0,3-0,9%)
- Oxydes terp. : pipéritonoxide (9-25 %), pipériténonoxide (45-70 %), 1,8-cinéole (1,5-4,5 %)
- Cétones terp. : menthone (0,1-5%), isomenthone (0-5,5%), pipéritone (tr.-0,1%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anti-infectieuse, antibactérienne (staph., coli., fusospirilles), antifongique (cand.) ++
- Anticatarrhale, expectorante +++
- Tonique, cardiotonique, splénotonique ++
- Antitumorale ( ?)
- Hormon-like
[/wptab]
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Epinard
Inconnu des Perses et des Romains, il nous est venu au XIIIème s., introduit en France par les Croisés. Les Arabes l’appréciaient beaucoup et l’appelaient « le prince des légumes ». Plus prosaïquement, nous le surnommons « le balai de l’intestin », car, en effet, il jouit des propriétés laxatives et dépuratives incontestables.
L’Epinard est aussi un antianémique de chois qui, en plus de sa richesse en chlorophylle, contient du fer et deux vitamines antianémiques : l’acide folique et la vitamine B12. Sa réputation de lutter contre les pâles couleurs est établie depuis longtemps ; on le recommande dans l’anémie, la chlorose, les convalescences et chaque fois qu’une perte sanguine justifie un remontant approprié (règles trop abondantes, crachements de sang, etc.). Toutefois à cause de l’acide oxalique qu’il contient, il est interdit aux arthritiques, aux rhumatisants, aux goutteux.
Le Chénopode Bon-henri (Cheno-podium Bonus-Henricus), plante commune et sauvage de nos contrées, est souvent consommé cuit à la manière de l’Epinard, ce qui lui a valu le surnom d’Epinard sauvage. Comme l’Epinard vrai, il est rafraîchissant, laxatif et dépuratif. Le Dr Leclerc dit qu’il peut-être consommé même par les arthritiques.
[wptab name=’Description’] Famille des Chénopodiacées.
Très connu comme légume, l’Epinard est toujours une plante cultivée. C’est vraisemblablement la forme améliorée de Spinacia tetranda, qui croît spontanément au Caucase.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Mathurin Popeye nous ayant montré le chemin, il est fort simple de penser à inclure de bons plats d’Epinards dans le régime alimentaire, spécialement dans celui des enfants et des vieillards.
Vin fortifiant. Trois quarts de litre de vin dans lequel on incorpore 200 g de suc d’Epinards frais.
Infusion. 10 g de semences par tasse. Elle constitue un laxatif doux et sans danger.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Laxatif
- Dépuratif
- Antianémique
[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]
HE Angosture ou cuspare
Indications (VT +) :
- Difficultés circulatoires de retour +
Contre-indications : Non reconnues.
[wptab name=’Description’]Famille Rutacées
On l’appelle également :
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Ecorse
- Monoterpènes : aplha et beta-pinènes
- Sesquiterpènes : (-)-cadinène, galipène
- Sesquiterpénols : galipol (14-15 %)
- Esters divers (5,5%)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Décongestionnante lymphatique et veineuse +
[/wptab]
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