Naturopathie
HE Valériane japonaise ou Kesso
Indications (VT +) :
- Neurasthénie, agitation
- Tachycardie
- Fièvre
Contre-indications : Mal connues
.
[wptab name=’Description’]Famille des Valérianacées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Racine
- Monoterpènes : (-)-alpha-pinène, (-)-camphène, limonène
- Sesquiterpènes : azulène
- Alcools : alpha-terpinéol, al. kessylique
- Esters : acétate et isovalérate de (-)-bornyle, ac. de kessyle
- Aldéhydes : valérald. ( ?)
- Acides : ac. acétique et isovalérique
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Sédative, tranquillisante +++
- Hypothermisante +
[/wptab]
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Poireau
Le Poireau est connu depuis la haute antiquité. Il devait être particulièrement estimé des Egyptiens, puisque le Papyrus des métiers nous apprend que le roi Chéops, constructeur de la fameuse pyramide, récompensa par 100 bottes de Poireaux un médecin habille qui l’avait soulagé d’une affection urinaire. Les Hébreux l’estimaient pour ses propriétés rafraîchissantes et en font mention dans le livre des Nombres.
Booz le donnait comme fortifiant, confit au vinaigre, à ses moissonneurs, chez les Grecs et les Romains, le Poireau était à la fois un légume estimé et un véritable remède. Hippocrate eut le mérite d’établir le premier les nombreuses vertus du Poireau, « qui augmente la diurèse, augmente le lait des nourrices et guérit la phtisie ». Il le recommande aux dames, car son suc « ouvre les matrices fermées », et, « pris comme aliment, il augmente la fécondité des femmes ».
L’action béchique du Poireau était aussi très recherchée. L’empereur Néron en faisait une cure, à l’exclusion de toute autre nourriture, quelques jours par mois, afin d’avoir la plus belle voix lorsqu’il produisait ses roucoulades, à tel point qu’on le surnommait par dérision le « porrophage ». Au Moyen Age, c’est surtout pour cette qualité que le Poireau était prôné par les médecins, qui voyaient en lui le remède « qui modifie et nettoie la canne et le tuyau du poumon ».
De nos jours, le Poireau est un diurétique très populaire utilisé dans les rétentions d’urine, l’hydropisie, la gravelle et la pierre. On emploie le bouillon de Poireau ou la décoction de graines dans du vin blanc, aussi efficaces l’un que l’autre. Il a une salutaire action sur l’intestin, bien utile en cas de constipation. On le recommande de manière générale aux dyspeptiques, aux pléthoriques, aux goutteux, aux lithiasiques et aux constipés chroniques.
Comme au temps de Néron, il est toujours aussi efficace dans les inflammations aigües et chroniques des voies respiratoires, et son sirop fait merveille dans les extinctions de voix, l’enrouement, la toux, les pharyngites et les trachéites.
Pour l’usage externe, le cataplasme de Poireaux, calmant et maturatif, a été la panacée de nos grands-mères contre les furoncles, les doigts blancs, les ulcères suppurants, les gonflements goutteux et articulaires, les angines.
Appliqué chaud sur le bas-ventre, ce cataplasme est même renommé pour favoriser, l’émission d’urine.
Le suc en lotion embellit le visage, dont il supprime rougeurs et boutons. Il calme les douleurs des piqûres d’insectes.
Enfin le jus de Poireau a la réputation d’arrêter les saignements de nez.
[wptab name=’Description’]Famille des liliacées.
Le Poireau est un de nos légumes les plus populaires. Les botanistes le considèrent comme une variété cultivée et améliorée d’Allium ampeloprasum ou Poireau des vignes.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Le Poireau entre dans le « bouillon de légumes » si apprécié des malades, en compagnie des Carottes, des Navets, des Pommes de terre et de l’Orge mondé. Une autre formule, avec Laitue, Cerfeuil et Oseille, est plus rafraîchissante. Mais le simple bouillon de Poireau, bu comme une tisane, est préférable lorsqu’on recherche un effet diurétique. Boire régulièrement ce bouillon est, paraît-il, une assurance de beauté et un bon moyen d’éviter la vieillesse prématurée de la peau.
En mêlant cette décoction forte et prolongée à son poids de miel, on obtient un sirop très efficace dans les inflammations des voies respiratoires.
Infusions diurétique, 3 g de graines infusées dans un verre de vin blanc bouillant.
Externe
Cataplasmes. Préparés avec des feuilles de Poireau bouillies, ils s’appliquent chauds. Contre les angines, on les fait bouillir dans du vinaigre et on saupoudre de Poivre.
Contre les maux suppurants, on les fait cuire dans du lait.
Lavements laxatifs, à base de décoction de Poireaux. Cette décoction est renommée en eau de rinçage des cheveux bruns : elle leur donne un joli reflet.
L’ancêtre de notre Poireau cultivé, le Poireau des vignes (Allium ampeloprasum), est encore appelé Poireau sauvage, Ail d’Orient. Très commun en Provence, il affectionne les talus et surtout les vignes. Il est très difficile de le déloger du coin qu’il a choisi. Il ressemble plus à l’ail qu’au Poireau, car sa tête renflée porte quelques très petites gousses accrochées. Son goût est bien plus fin que celui du Poireau cultivé et son effet diurétique est prononcé. Les Provençaux, qui sont gens sobres, s’adressent à lui les lendemains de fêtes, afin de se « nettoyer le corps », et prétendent que rien n’est meilleur pour se remettre en forme qu’une belle botte de Poireaux sauvages, assaisonnés d’huile d’olive, et dont on boit le bouillon dans la journée.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Rafraîchissant
- Fortifiant
- Béchique
- Diurétique
[/wptab]
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HE Buchu ou bucco
.
Indications (VT +) :
- Insuffisance urinaire, lithiase rénale ++
- Bronchite asthmatiforme +++
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive)
.
[wptab name=’Description’]Famille des Rutacées
Le buchu ou bucco est un petit arbuste originaire d’Afrique du Sud.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Céto-alcools (>12%) : diosphénol (12 – 30 %)
- Cétones monoterp. (> 60 %) : (+)- menthone (9 %), (-)- isomenthone (35 %)
- Cétones sulfurées
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Négativante
A faibles doses :
- stimulante +, stomachique ++
A doses plus élevées :
- Anticatarrhale +++, mucolytique +++
- Anti-inflammatoire +
- Diurétique
[/wptab]
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Joubarbe (grande)
Cazin l’a utilisée comme astringente dans les cas de dysenterie, mais vantait aussi ses qualités antispasmodiques. Reschel la préconisait dans les affections nerveuses résultant de troubles fonctionnels ayant leur siège dans l’utérus.
Elle n’est plus que très rarement utilisée pour l’usage interne. Par contre, elle est très délicieuse pour l’usage externe. Le suc, remède éprouvé contre les cors, justifie bien le nom populaire de la plante, puisque deux ou trois applications suffisent. Les feuilles fraîches broyées sont renommées contre les hémorroïdes, les brûlures, les tumeurs ganglionnaires. La pommade à base de suc fait merveille contre les dartres et les maladies de peau en général.
D’autres espèces de Joubarbe ont aussi des vertus médicinales.
La Joubarbe des vignes (Sedum telephium) est le plus souvent appelée Orpin. C’est une petite plante vivace, aux tiges et feuilles charnues comme une plante grasse, aux fleurs jaunes, et qui croît dans les lieux incultes. On conserve les feuilles dans l’huile dans certaines régions, sous le nom d’Orpin confit : cette macération est un remède populaire contre les coupures, les hémorroïdes, les cors.
La Joubarbe rose (Sedum rhodiola) est une plante des hautes montagnes, à odeur de rose, qu’on utilisait jadis contre les maux de tête et comme astringent.
La Joubarbe âcre (Sedum acer) porte beaucoup de noms populaires : Orpin brûlant, Poivre des murailles, Petite Joubarbe, Pain d’oiseau, et Vermiculaire à cause de ses racines fines et menues.
Elle a, comme les autres Joubarbes, l’aspect d’une plante grasse, une tige peu élevée, des feuilles charnues.
Ses petites fleurs en épi sont jaune d’or. On l’a employée jadis comme émétique et antiépileptique, et en applications sur les gencives atteintes de scorbut. On l’utilise encore parfois en Allemagne en cataplasmes de feuilles pilées sur les articulations déformées par l’arthrite.
[wptab name=’Description’]Famille des Crassulacées
On l’appelle encore Joubarbe des toits, Artichaut sauvage, Herbe aux cors.
Plante vivace, qui croît sur les toits de chaume, les vieux murs de ferme et les ruines, la Joubarbe jeune ressemble à une tête d’Artichaut.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Infusion. 10 à 15 g de feuilles par litre d’eau. Prendre 4 tasses par jour. Mais on utilise le plus souvent le suc de la plante fraîchement exprimé, dont on prend une demi-cuillerée à café à la fois dans un peu d’eau sucrée, 3 ou 4 fois par jour.
Externe
On applique le suc 2 fois par jour sur les cors.
Cataplasmes de feuilles broyées que l’on renouvelle 2 fois par jour.
Pommade. Mélanger, à feu très doux, 100 g de suc frais, 100 g de saindoux, 100 g d’huile d’amandes douces. Lorsque l’ensemble est liquéfié et amalgamé, battre au fouet jusqu’à refroidissement complet.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Astringente
- Antispasmodique
[/wptab]
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HE Eucalyptus globuleux
- Amygdalite ++, rhinopharyngite +++, laryngite, grippe ++, otite sinusite +, bronchite +++, bronchite asthmatiforme, bronchopneumonie
- Adénites d’origine infectieuse +
- Dermite bactérienne ++, dermite candidosique +++
Contre-indications : Bébé.
[wptab name=’Description’]Famille Myrtacées
Parfum : camphré, boisé
Action énergétique : yin
Planète dominante : Saturne
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Feuilles
- Monoterpènes : (+)-alpha-pinène (10-12%), beta-pinène (0,1%)
- Sesquiterpènes : (+) – aromadendrène (1,7%), delta-guaïazulène
- Alcools aliph. et monoterp. : (-)-trans-pinocarvéol (0,2%)
- Sesquiterpénols : (-)-globulol (5,9-6,3%), lédol (1,5 – 1,9%)
- Monoterpénones : (-)-pinocarvone, carvone (0,1%)
- Oxydes terp. : 1,8-cinéole (70-75 %)
- Aldéhydes : butyrald., valérad.,Caproald
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Positivante
- Anti catarrhale, expectorante +++, mucolytique +
- Antimicrobienne, antibactérienne (staph. d. +++, sauf orig. Urogén., kleb.), antifongique (cand. ++), antivirale, antiseptique
[/wptab]
[wptab name=’Soins’]
Animaux
Il éloigne les insectes et les parasites du pelage des animaux.
[/wptab]
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HE Souchet
- Insuffisance digestive, diarrhées ++
Contre-indications : En cours d’étude (neurotoxique, abortive)
.
[wptab name=’Description’]Famille des Cypéracées
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Racine
- Sesquiterpènes : cypérène (15%), rotundène (5%)
- Sesquiternols : patchoulanol (2%)
- Sesquiterpénones : rotundone (5 %), isopatchoul-4(5)-en-3-one (16 %), patchoulénone (8 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Décongestionnante +
- Tonique digestive ++
[/wptab]
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HE Pin maritime dit « térébenthine des Landes »
- Infection catarrhale respiratoire ++
- Asthénie, lipothymie +++
- Base pour le « Bol d’air Jacquier » ++++
Contre-indications : Usage interne (sauf aérosols) ; usage externe (allergie possible)
[wptab name=’Description’]Famille des Abiétacées
On l’appelle également : pin des Landes, pin de Corte ou pin mésogéen
Cet arbre apprécie une exposition en plein soleil, dans un sol ordinaire mais toujours non calcaire. Il présente par contre une bonne adaptation aux sols acides et pauvres (podzols, sables dunaires), voire à l’hydromorphie (pour les individus de provenance aquitaine); il préfère les sols profonds, bien drainés, sur lesquels la croissance est plus rapide. Ses habitats types en France sont les bois méditerranéens sempervirents, les landes de Gascogne, et les zones sableuses en général.
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Oléorésine
- Monoterpènes : (-)-alpha- et beta-pinènes (63 % et 27 %)
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Anticatarrhale, expectorante +++
- Antiseptique +++
- « Oxygénante » (après oxonification) ++++
- Stimulante
[/wptab]
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Capucine (Grande)
C’est la « fleur sanguine du Pérou » introduite en Europe au début du XVIIème siècle, et toujours admirée depuis pour l’élégance de sa fleur en forme de corne.
Au XVIIIème siècle, on considérait la Capucine comme propre à faire venir les règles. On connaissait aussi ses vertus antiscorbutiques, précieuses au temps de la marine à voile où sévissait le scorbut : cela n’a rien d’étonnant puisqu’on a dosé 285 mg de vitamine C dans 100 g de feuilles fraîches.
Tombée ensuite dans l’oubli, c’est Cartheuser, en 1805, qui la réhabilita en lui attribuant diverses vertus thérapeutiques : diurétiques, laxatives, pectorales, anthelminthiques. Il jugea aussi la « fleur d’amour » aphrodisiaque et capable d’aiguiser l’appétit vénérien. Le Dr Leclerc, de son côté, mit l’accent sur les propriétés expectorantes de la Capucine, qui fluidifie les sécrétions bronchiques. Il la recommande contre la bronchite chronique et l’emphysème, où elle agit vraisemblablement comme les autres végétaux à essence sulfurée (Ail, par exemple). Cette richesse en soufre fait aussi de la Capucine une plante à utiliser dans la prévention des troubles de la sénescence et par ceux qui veulent « vivre jeunes et longtemps » (Pr Léon Binet).
Le Dr Leclerc et le Dr Cazin conseillent, d’autre part, les fruits mûrs pour leurs propriétés laxatives et purgatives.
Enfin, la Capucine est la « plante à cheveux » par excellence, recommandée en lotion capillaire contre la chute des cheveux par Leclerc et J. Brel.
[wptab name=’Description’]Famille des Troaéolacées
On l’appelle aussi Cresson du Pérou, Cresson d’Inde.
Avec ses fleurs aux vives couleurs, jaunes, rouges ou pourpres, la Capucine, qu’elle soit rampante ou grimpante, est une des plantes ornementales les plus cultivées dans nos jardins.
[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Salade. On peut mettre à profit les qualités à la fois alimentaire et thérapeutiques de la Capucine en utilisant la fleur pour orner les salades, qu’elle corse de son accent un peu poivré évoquant le Cresson. Potage vitaminé. Associer pommes de terre et feuilles de « Cresson d’Inde ». Confits au vinaigre. Boutons floraux et jeunes fruits peuvent remplacer les Câpres, ainsi que le conseillait déjà l’abbé Rozier dans son « Cours complet d’agriculture » paru en 1785.
Décoction. 15 à 30 g de feuilles par litre d’eau. En ce qui concerne les propriétés laxatives de la Capucine, on peut soit utiliser les fruits desséchés à la dose de 0,60 g écrasés avec du sucre ou mêlés à du miel (Dr Cazin), que l’on prend avant le repas du soir, soit prendre 1 à 3 cuillerées à café de fruits frais, conservés en les triturant avec 3 fois leur poids de sucre.
Alcoolature. Faire macérer des feuilles fraîches tassées dans le même volume d’eau de vie blanche pendant 15 jours. Après avoir filtré, on conserve en bouteille et on prend une cuillère à café 3 fois par jour. L’avantage de l’alcoolature est de permettre de suivre le traitement en toute saison.
Externe
Décoction. Une poignée de fleurs, feuilles et fruits peut servir en gargarismes et bains de bouche contre le déchaussement des dents. Lotion capillaire. On peut soit se servir de l’alcoolature, soit encore utiliser la formule de Dr Leclerc : hacher 100 g de feuilles, fleurs et semences fraîches de Capucine avec 100 g de feuilles fraîches d’Ortie et 100 g de feuilles fraîches de Buis. Faire macérer 15 jours dans un 1/2 l d’alcool à 90°. Passer et parfumer à l’essence de Géranium. Employer en frictions journalières du cuir chevelu, appliquées avec une brosse rude.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antiscorbutique
- Diurétique
- Laxative
- Pectorale
- Anthelminthique
- Aphrodisiaque
- Expectorante
- Purgative
[/wptab]
[wptab name=’Beauté’]
Esthétique
La capucine est utilisée comme tonique du cuir chevelu, soit en shampooing, où les propriétés de la plante sont associées à celles du bouleau, soit en lotion, associée à l’ortie.
[/wptab]
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Pomme de terre
Introduite en Angleterre en 1594 par le corsaire Francis Drake, la Pomme de terre fut longtemps considérée outre-Manche comme un élixir de longue vie, ainsi que nous l’apprend Bacon dans Death and life : « Un quart de ces racines farineuse, mélangé à trois quart de graines, rendra la bière plus propre à prolonger la vie ».
Après sa vulgarisation, les médecins surent bien vite mettre à profit les vertus calmantes des feuilles de Pomme de terre dans les névralgies et les rhumatismes, et les propriétés diurétiques des tubercules contre les lithiases rénales et vésicales. En effet, très riche en potassium, la Pomme de terre est fortement diurétique et peut-être prescrite dans le régime des cardiaques, des brightiques et des néphrétiques avec œdèmes Seiler, pendant la guerre de 1914-1918, en prescrivait 1 Kg par jour aux cardiaques quand il n’y avait plus de digitaline à Vienne. Très pauvre en chlorures, elle est recommandée dans les régimes déchlorurés.
Ses propriétés antiscorbutiques sont renommées depuis bien longtemps et in n’est pas étonnant de la trouver parmi les précieuses provisions de bouche des voyages au long cours. Les travaux modernes ont prouvé, depuis, sa singulière richesse en vitamine C qui fait de la populaire Pomme de terre la reine de nos légumes d’hiver.
En diététique moderne, on la recommande chez les arthritiques, mais aussi chez les obèses et les diabétiques, car, contrairement aux préventions, elle nourrit sans engraisser, à condition de la manger nature, sans les sauces et les fritures dont on a l’habitude de l’imbiber, et d’en prendre une portion normale, cela va de soi. Elle est aussi très utile aux dyspeptiques, dont elle soulage les douleurs gastriques. Point n’est besoin pour autant d’utiliser la recette astucieuse de Dr Gruby, médecin de la fin du siècle dernier doublé d’un humoriste, qui conseillait à ses malades dyspeptiques la simple purée de Pomme de terre, à laquelle il faisait ajouter une douzaine de petits cailloux, afin de les obliger à saliver et à manger lentement. C’est par ce procédé, dit-on, qu’il réussit à guérir Alexandre Dumas de sa dyspepsie chronique.
Quant à Cazin, le grand phytothérapeute calaisien du XIXème siècle, il préconisait contre les catarrhes pulmonaires et les toux sèches une infusion de feuilles de Pomme de terre, avec du Marrube blanc et des bourgeons de Pin.
Très utilisée à l’extérieur, par les médecins de campagne, au siècle dernier, contre les contusions, les eczémas, les brûlures, les panaris, elle continue encore à être employée pour ces usages en médecine familiale.[wptab name=’Description’]
Familles des Solanacées.
La populaire « Parmentière », notre légume national se passe de description. Elle nous est venue du Nouveau Monde et il semble que sa première description ait été faite par Pedro de Cieza, compagnon de Pizarre, qui, lors de la conquête du Pérou vers 1538, fit connaissance de ce tubercule, base de l’alimentation des Incas, sous le nom de « Papas ». Il fit part de ses observations en 4550 et les conquérants Espagnols transportèrent alors la Pomme de terre en e Europe, où celle-ci s’introduisit peu à peu.
Mais la gloire de la première description scientifique revient au botaniste arrageois Charles de Lécluse, dit Clusius, qui reçut en 1588 à Vienne, où il séjournait à l’époque deux tubercules, accompagnés d’un dessin colorié de la pomme de terre. Clusius les goûta, leur trouva « une saveur aussi agréable que celle des Navets ». Et en fit la description détaillée dans son Rariorum plantarum historia, imprimé à Anvers en 1601. Il contribua ensuite à répandre la Pomme de terre en Allemagne.[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne
Les innombrables recettes à base de Pomme de terre sont plus au domaine culinaire que du domaine médical.
Avoir soin d’éliminer les jeunes pousses de Pomme de terre germées, qui contiennent une substance toxique : la solanine.
Décoction. De 30 à 60 g de feuilles par litre d’eau, contre la toux (mais il semble que cette tisane ne soit plus employée actuellement).
Externe
Cataplasme de Pomme de terre râpée crue contre les brûlures ou les coups se soleil. Cuite et chaude, elle peut faire des cataplasmes maturatifs et calmants contre les panaris et les contusions.
La fécule de Pomme de terre, saupoudrée sur la peau, calme les irritations. On peut aussi en confectionner des cataplasmes chauds en préparant une épaisse bouillie que l’on maintient entre deux linges.[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Calmante
- Diurétique
- Antiscorbutique
[/wptab]
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HE Armoise herbe blanche à davanone
Indications (VT +) :
- Cancers (certains) ( ?)
- Bronchite chronique ++
Contre-indications : Bébé, enfant, grossesse (neurotoxique, abortive).
.
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[wptab name=’Description’]Famille des Astéracées
L’armoise herbe blanche est une espèce de plantes steppiques du genre Artemisia (Armoises).
[/wptab]
[wptab name=’Composition’]Parties utilisées : Sommité fleurie
- Sesquiterpénones : davanone (40-55 %)
- Lactones Sesquiterp.
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]
- Antitumorale ( ?)
- Anticatarrhale, mucolytique ++
[/wptab]
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