Magnétiseur – Guérisseur
Eau Pure

La meilleure boisson pour l’homme : L’eau dissout toutes les toxines…

En Savoir Plus

Nourriture Nature

Utiliser la force vitale des aliments via la lumière du soleil qu’ils absorbent au cours de leur croissance…

En Savoir Plus

Youtube

Naturopathie

Yoga léger

Méditer

Chaîne gratuite
Claude-Sophie
sur

 CS

En Savoir Plus

Yoga léger

Le Corps ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !
La sédentarité tue à petit feu…

En Savoir Plus

Méditer

Méditer en Conscience : pour guérir petit à petit de nos souffrances émotionnelles, conflits non résolus, chocs, relations… 

En Savoir Plus

Alimentation

Datte

.

Province des Arabes comme chacun sait, le Dattier leur donne surtout ses fruits, très nourrissants, mais l’arbre entier est utile, le bois pour le chauffage, les feuilles pour la vannerie, les pousses comme légume, la sève pour en faire une boisson alcoolisée : le vin de palme. Nous connaissons surtout la Datte, aliment très énergétique qui, sous un petit volume, est recommandé pour cela aux enfants, aux sportifs, aux convalescents.

[wptab name=’Description’] C’est le fruit du Palmier Dattier (Phoenix dactylifera), grand arbre de 15 à 30 m de haut, qui croît surtout dans une contrée de l’Afrique du Nord nommée le Bled el-Djérid, c’est-à-dire le pays des Dattes, la terre des Palmiers.

.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g par litre d’eau, pour favoriser l’expectoration.
Les dattes font partie, avec les Figues, les Jujules et les Raisins secs, du mélange des « quatre fruits pectoraux », très employé contre les maux de gorge.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Nourrissant
  • Énergétique

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Rhubarbe

La Rhubarbe a été utilisée de temps immémorial dans la pharmacopée chinoise. Elle est signalée dans un des traditionnels Pen ts’ao, le « Chen-nug », et surtout dans les Recettes du coffret d’or de l’Hippocrate chinois Tchang-King : ce dernier nous signale que la rhubarbe est, avec le Ricin, un des drastiques purgatifs le plus en usage. Les Grecs avec Dioscoride, les Romains avec Pline et Galien utilisèrent ensuite les propriétés purgatives de cette plante inconnue chez eux et qu’ils recevaient, comme l’écrit Dioscoride, « des pays qui sont par-delà le Bosphore ».
Au Moyen Age, les racines de Rhubarbe, plantes toujours aussi mystérieuse par ses origines et ses diverses variétés, arrivent par caravanes de Russie et du centre de l’Asie et sont vendues par les apothicaires. L’école de Salerne lui reconnaît, en plus de ses vertus purgatives, une action sur le foie.
Toutes les anciennes pharmacopées usèrent et abusèrent de la Rhubarbe. Lémery la trouvait « propre pour le cours du ventre, nettoyer et fortifier l’estomac, exciter l’appétit, tuer les vers et purger doucement l’humeur bileuse ».
Sydenham préparé avec la Rhubarbe une bière stomachique qui faisait merveille, d’après lui, chez les enfants anémiés par une fièvre chronique. Klein, au siècle dernier, avait sa poudre digestive et le Dr Roques ses « pilules gourmandes » à base de Rhubarbe. Il y avait aussi le sirop de Rhubarbe et d’innombrables préparations au nom prometteur : grains de santé, grains de vie, élixirs viscéraux, etc. Quant aux célèbres pilules de Belloste, qui unissaient la Rhubarbe à l’aloès, à la Scammonée, au Poivre noir et au Mercure, et dont la formule longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui-même, puis par sa famille, elles eurent longtemps la réputation, malgré leur efficacité douteuse, d’être le spécifique des « coups de pieds de Vénus ». De nos jours, on n’utilise plus guère la Rhubarbe, bien qu’on lui reconnaisse toujours ses propriétés apéritives et toniques et surtout purgatives. Elle a aussi une action très nette sur la sécrétion biliaire : son effet sur l’intestin s’exerce d’ailleurs par l’intermédiaire de la stimulation de la sécrétion biliaire. Mais elle présence certains inconvénients qui ont fait abandonner pratiquement son usage : son emploi ne doit pas être prolongé, car elle constipe après avoir purgé. Elle est interdite aux gouteux et aux graveleux à cause de sa teneur élevée en oxalates ; aux dyspeptiques, car elle augmente l’acidité de l’estomac ; aux hémorroïdaires, à cause de son effet congestif ; aux nourrices, dont elle rend le lait amer.

Le Rhapontic est la variété de Rhubarbe plutôt alimentaire, surtout cultivée en France et en Angleterre (on l’appelle parfois Rhubarbe de France). Sa racine possède les mêmes propriétés que la Rhubarbe officinale. Les pétioles, appelés généralement « bâtons » après avoir été pelés et coupés, sont cuits en marmelades et en confitures, estimées en Belgique, en Hollande, dans le nord de la France et surtout en Angleterre, où elles entrent dans un grand nombre de pâtisseries. Il n’est pas du tout recommandé de manger, les feuilles à la façon des Epinards, comme cela se faisait parfois jadis. Elles irritent l’intestin et ont déjà causé des intoxications graves.

[wptab name=’Description’]Familles des Polygonacées.[/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion prolongée avec 6 à 10 g de poudre pour ¼ de litre d’eau bouillante, à prendre le matin à jeun comme purgatif, ou macération à froid préparée avec la double dose.
Poudre de racine. 1 à 3 g comme purgatif et 0,5 g comme tonique digestif.
Teinture. 200 g de Rhubarbe concassée. Mettre à macérer 10 jours dans un litre d’alcool à 60°. Agiter de temps en temps, puis filtrer. Prendre 1 à 4 g comme tonique, 10 à 15 g comme purgatif.
Vin de Rhubarbe. 60 g de racine mise à macérer 10 jours dans un litre de vin de Grenache. Prendre 1 à 2 cuillerées à soupe comme purgatif.
Sirop de Rhubarbe composé (très renommé comme dépuratif), avec de la Rhubarbe, de la Chicorée, de l’Alkékenge, de la Fumeterre et de la Cannelle (ce sirop est aussi appelé « sirop de Chicorée composée »).

Externe

Décoction de fleurs de Rhubarbe ou décoction de poudre de racine. Elles étaient jadis employées pour éclaircir les cheveux et leur donner une couleur blonde.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Purgatif

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Navette et Colza

Très longtemps, la faculté condamna ces huiles et il fallut attendre, pour qu’elles soient admises sans crainte dans l’alimentation, la publication, en 1774, du livre de l’abbé Rozier : Traité de la manière de cultiver la Navette et le Colza et d’en extraire une huile dépouillée de son mauvais goût et de son odeur désagréable.

Colza et Navette furent très cultivés par la suite, surtout dans les pays de l’Est de l’Europe, non seulement à cause de leur pauvreté, mais en partie pour des raisons d’ordre religieux (l’église orthodoxe défend les aliments à base de lait et de beurre en temps de carême). En France, après avoir occupé d’importants espaces, leur culture est en baisse progressive depuis le XIXème siècle.

Au point de vue médicinal, les huiles de Colza et de Navette sont employées depuis longtemps. Lémery au XVIIIème siècle, dans sa Pharmacopée universelle, les considérait comme adoucissantes et résolutives pour l’usage externe. Roques et Cazin, au siècle suivant, rappellent leurs propriétés dans leurs traités, surtout Cazin, médecin du Calaisis. Cazin employait les huiles en lavements contre les vers ou la constipation opiniâtre.

De nos jours, à côté de leurs propriétés laxatives signalées par P. Fournier, ces huiles sont réputées pour prévenir les coliques hépatiques et néphrétiques. Contre la morsure des vipères, l’absorption d’un verre de ces huiles est un vieux remède très populaire encore en usage.

Les graines pulvérisées ont la réputation d’être diurétiques et sudorifiques. Mélangées à du miel, elles sont émollientes et adoucissantes dans les toux et les bronchites.

Pour l’usage externe, les huiles servent encore à guérir les plaies. Après macération de plantes aromatiques diverses, elles sont utilisées en frictions et en massages contre les douleurs.

[wptab name=’Description’]Famille des cruciféracées.

Intermédiaires entre le Navet et le Chou, il est assez difficile de séparer ces deux plantes jumelles, souvent confondues d’ailleurs par les auteurs. Au point de vue botanique, la Navette, proche parente du Navet, d’où elle tire son nom, est le Navet oléifère Brassica napus oleifera. Le Colza est Brassica rapa campestris oleifera.

Il semble que les Romains ignorèrent ces plantes, mais qu’il ne n’en a pas été de même pour les Gaulois. Quoi qu’il en soit, le Colza dut être vraisemblablement cultivé dans le Nord de la France dès le XIIIème ou le XIVème siècle (Colza vient du flamand kodzaat, graine de Chou) et, au Moyen Age, la Navette et le Colza étaient vendus par la corporation des huiliers et celle des apothicaires-épiciers.

On peut rapprocher du Colza et de la Navette la Caméline (Camelina sativa), autre Cruciféracée oléifère cultivée ça et là en Afrique du Nord, en Asie, en Europe (surtout en Allemagne : on appelle aussi la Caméline Sésame d’Allemagne). Son huile n‘est guère appréciée et ses graines sont employées pour relâcher l’intestin en cas de constipation et pour calmer les irritations intestinales. [/wptab]

[wptab name=’Utilisation’]Interne

Maintenant raffinées et désodorisées, ces huiles peuvent parfaitement rivaliser avec d’autres pour assaisonner les salades et préparer les fritures. On leur reconnaît la propriété de faire tenir les mayonnaises et de « tourner » plus difficilement.

Poudre de graines. 5 g mélangés dans une tasse de tilleul. Boire 2 tasses par jour comme sudorifique et diurétique. Prendre la même dose, mêlée à du miel, comme pectoral.

Externe

Compresse imbibées d’huile contre brûlures et plaies sans gravité, qui ne tarderont par à cicatriser.

Lavements. Très efficaces contre la constipation, ils soulagent fort bien les coliques venteuses.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Adoucissante
  • Résolutive
  • Vermifuge
  • Laxative
  • Diurétique (graine)
  • Sudorifique (graine)

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Figuier

Connue depuis la plus haute Antiquité, la Figue aurait, selon Horace, donné au foie son nom, à cause d’Apicius, qui se servait de Figues pour engraisser les oies et obtenir du foie gras.
Très nourrissante, la Figue est aussi facile à digérer et laxative, ce qui la fait conseiller aux dyspeptiques et aux constipés. Emolliente et adoucissante, la Figue sèche fait partie, avec le Raisin sec, le Jujube et la Datte, des « quatre fruits pectoraux », mais on peut tout aussi bien l’employer seule dans les rhumes opiniâtres, les bronchites, la coqueluche, la pneumonie.
A l’extérieur, la décoction de Figue est excellente en gargarismes contre les irritations de la gorge, la toux, l’enrouement et les fluxions dentaires douloureuses. Une Figue chaude sur un abcès dentaire est d’ailleurs un excellent cataplasme maturatif.
Le suc laiteux sécrété par le Figuier était employé autrefois comme purgatif par les Anciens. Il contient une enzyme très active contre les cors et les verrues.

.Le Figuier de Barbarie (Cactus opuntia) est encore appelé Figuier d’Espagne. C’est une espèce de cactus qui croît sur les côtes orientales d’Espagne, aux îles Baléares, en Sicile, en Corse, en Algérie. Les Nord-Africains font une grande consommation de ses fruits, ce qui détermine parfois chez eux une constipation opiniâtre, avec phénomènes de blocage rectal ; on les utilise d’ailleurs en remède contre la diarrhée et la dysenterie.
Les feuilles charnues, débarrassées des épines et hachées crues, sont, paraît-il, un cataplasme efficace contre les points de pleurésie.

[wptab name=’Description’]

Famille des Urticacées. Cultivé depuis longtemps en France, le Figuier ne mûrit ses fruits que sous un climat doux.

Les principaux pays producteurs sont l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Espagne et le sud de la France. Il existe un grand nombre de variétés de Figues, dont les trois sortes principales sont les jaunes, ou Figues grasses, les blanches, ou marseillaises, et les violettes, ou médicinales (toutefois, les grasses sont aussi à usage médical).

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction pectorale. 80 à 100 g de Figues sèches par litre d’eau.
Sirop. Faire bouillir 500 g de Figues par litre d’eau jusqu’à réduction de moitié. Après avoir passé, on mêle 250 g de miel et, facultativement, un quart de litre de bon cognac. Agiter et prendre par cuillerées à soupe.
Café de Figues. Il est aussi pectoral et se prépare par infusion, comme le Café véritable, avec de la poudre de Figue torréfiées.

Externe

Décoction. A utiliser en gargarismes très adoucissants.
Contre les abcès dentaires, appliquer une moitié de Figue chaude entre la joue et la gencive. Les cataplasmes de Figues cuites dans de l’eau ou du lait font mûrir abcès et furoncles.
Suc de Figuier. Appliquer deux fois par jour contre cors et verrues.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Nourrissante
  • Laxative
  • Emolliente
  • Adoucissante
  • Maturative
  • Purgative
  • Pectorale

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Kawa-kawa

Jouissant d’une activité anesthésique locale, la plante possède, en outre, une action sédative à l’égard du système nerveux central. Les explorateurs avaient remarqué que les habitants de l’archipel polynésien l’employaient non seulement pour stimuler les fonctions digestives, mais aussi pour prévenir et guérir les maladies vénériennes. Sous l’influence du Kawa-Kawa, on constate une diminution des écoulements, une atténuation de la douleur à la miction, en même temps qu’une augmentation de la diurèse. Ces effets furent confirmés par Gubler, Sanné et Henri Leclerc. Grâce à son action diurétique et antiseptique et à ses propriétés décongestionnantes et sédatives des terminaisons nerveuses, le Kawa-Kawa donne d’excellents résultats dans les affections urinaires ou gynécologiques, les cystites blennorragiques, vaginites, métrites, salpingites et inflammations prostatiques.
On utilise l’extrait sous forme de pilules, très bien tolérées par l’estomac, et, en usage externe, en suppositoires (on adjoint alors une petite quantité d’analgésique, soit Belladone, soit Jusquiame, afin de prévenir la sensation désagréable de chaleur anale, due au principe âcre de cette espèce de Poivre). Dans les îles des mers du Sud, on utilise la décoction de racine râpée, à raison de 50 g par litre, dont on prend 3 tasses par jour.

[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées

On l’appelle encore Poivre enivrant.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Anesthésique
  • Sédative
  • Stimulante (dig.)
  • Antiseptique
  • Diurétique
  • Décongestionnante

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Poivre

Nous utilisons le fruit de cette liane grimpante de l’Inde et de la Malaisie, sous le nom de Poivre noir ou de Poivre blanc ; le poivre noir, cueilli un peu avant maturité complète, conserve son péricarpe, et le Poivre blanc est le même fruit, cueilli à maturité totale et débarrassé de son enveloppe. Nous connaissons aussi, depuis peu, le Poivre vert en conserve ou surgelé, que vendent certains magasins de luxe. Le Poivre fut toujours une épice spécialement appréciée et, jadis, très précieuse et très coûteuse.

Connu de Théophraste e d’Hippocrate, le Poivre était utilisé par les Romains comme condiment et comme drogue médicale. Dioscoride l’employait contre les maladies nerveuses et, particulièrement, l’épilepsie. Les Arabes s’en servaient contre les calculs de la vessie et des reins et contre les rhumatismes. L’école de Salerne le tenait en grande estime et le trouvait bon pour adoucir la toux, pour chasser la fièvre et, surtout, pour stimuler l’appétit et la digestion : elle recommandait à cet effet une sauce faite de Poivre, avec de la Menthe et de Cannelle. A la Renaissance, le Poivre était prôné contre les fièvres et, en général, contre toutes les faiblesses.
On ne manquait pas de faire entrer le Poivre dans les préparations en honneur à cette époque : l’indispensable thériaque et le diascordium de Fracastor.
De nos jours, le Poivre n’est plus guère qu’un condiment apprécié et la thérapeutique l’a pratiquement abandonné.
Pourtant, les travaux de Cadéac et Meunier ont montré qu’il augmentait la sécrétion du suc pancréatique, ce qui lui donne une action digestive certaine sur les hydrates de carbone et les graisses. Le Pr Bouchardat, au siècle dernier, en faisait un apéritif qu’il recommandait aux anorexiques et aux anémiques, et le Poivre possède toujours ses propriétés fébrifuges, toniques et tonifiantes. Il n’y a pas si longtemps, une dose de 5 cg à 2 g par jour était considérée comme un aphrodisiaque sur lequel on pouvait compter. Il était aussi la base, avec un peu d’acide arsénieux, des « pilules asiatiques », utilisées contre la lèpre tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le Poivre n’a plus sa place dans le Codex actuel.

Le Poivre long (Piper longum) dont la saveur est âcre et brûlante, possède les mêmes propriétés que celles du Poivre commun.
Son action stimulante, sur les sécrétions bronchiques a été reconnue par le Dr Leclerc, qui conseillait une préparation faite avec 3 g de Poivre long concassé, infusé dans 150 g d’eau bouillante, et parfumée avec 50 g de sirop de Menthe.
Les apothicaires arabes le mêlaient à de l’Oignon écrasé et à du sel pour en faire un emplâtre excitant du cuir chevelu, employé avec succès, paraît-il, contre la calvitie.
Les feuilles de Bétel-Piper sont chiquées dans toute l’Asie et donnent aux dents une couleur rose caractéristique. Elles embaument l’haleine, à défaut, d’embellir le sourire, et sont réputées pour exciter l’appétit et guérir la diarrhée.
Piper methysticum ou Poivre enivrant est le Kawa-kawa des îles des mers du Sud, qui fournissait la boisson enivrante favorite des indigènes avant l’arrivée des Européens. Ce Poivre est doué de précieuses propriétés médicinales.
La Cubèbe (Piper cubeba) est encore appelée Poivre à queue. C’est un arbuste sarmenteux qui croît surtout à Sumatra et a été introduit à Ceylan sur la côte de Malabar. Le fruit, qui a une odeur aromatique particulière, a la grosseur du Poivre ordinaire, mais porte un pédoncule aussi long que le diamètre du fruit. Ce fruit, qui est, par ailleurs, un stimulant et un stomachique comme tous les Poivres, a été très employé contre la blennorragie et les leucorrhées. On l’utilisait aussi dans les bronchites chroniques. On l’employait généralement en poudre (1 à 15 g par jour) ou sous forme de pilules, capsules, dragées, etc.
[wptab name=’Description’]Famille des Pipéracées.

Son nom scientifique et les noms qu’il porte dans diverses langues (anglais, Pepper ; italien, Pipe ; etc.) dériveraient tous du sanscrit pilpali. Son nom français n’a rien à voir avec celui de Pierre Poivre, naturaliste et administrateur français, qui introduisit la culture des épices dans les possessions françaises de l’océan Indien.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Externe

Pour l’usage externe, on utilise encore le Poivre noir pulvérisé pour saupoudrer des cataplasmes rubéfiants.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Digestive
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Tonifiant
  • Aphrodisiaque

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Persil

Dodoens, un des grands botanistes flamands de la Renaissance, signale le Persil dans ses ouvrages comme étant un remède populaire de l’épilepsie, utilisé aussi dans l’asthme et la toux invétérée. Ces propriétés n’ont pas été retenues par la suite.

Les médecins de l’Antiquité, comme Galien et Constantin, puis plus tard Fernel et enfin Cazin ont employé la racine comme diurétique. Ils l’ont préconisée chaque fois qu’il y a œdème (cardiaque ou rénal) et dans les abcès du rein. En même temps qu’elle est diurétique, la racine de Persil est aussi apéritive, comme, d’ailleurs, les quatre autres racines (Ache, Asperge, Fenouil et Fragon) avec lesquelles elle s’unit dans le fameux « sirop des cinq racines ».

La plante entière avec semences contient un liquide huileux, l’apiol, isolé en 1849 par Homolle et Joret, auquel elle doit ses propriétés emménagogues et fébrifuges. Le Persil agit efficacement dans les cas de règles irrégulières, difficiles, douloureuses. Il calme la douleur et rétablit la régularité de la fonction menstruelle.

Les feuilles de Persil possèdent une extrême richesse en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments qui mérite d’être signalée. Lucie Randoin et Paul Fournier, d’ailleurs, ont écrit : « Le Persil est réellement un aliment exceptionnel : tonique, antirachitique, antianémique, antiscorbutique, antixérophtalmique, on peut, sans exagération, le considérer comme l’un des plus précieux aliments de sécurité que la nature a mis généreusement à la disposition de l’espèce humaine ».

Les semences, comme les autres semences d’Ombellifères, jouissent de propriétés carminatives et stomachiques. Pour l’usage externe, les feuilles ont des propriétés résolutives, utilisées depuis longtemps en médecine populaire pour dissiper les engorgements laiteux et tarir le lait des nourrices, comme pour calmer les piqûres d’insectes, les irritations cutanées, les contusions et les ecchymoses. C’est également une plante embellissante, renommée pour éclaircir le teint et pour faire disparaître les taches de rousseur.

[wptab name=’Description’]Famille des Ombellifères.

Cette plante potagère bien connue serait originaire de la Sardaigne, et, en effet, on la rencontre à l’état spontané de l’Espagne à la Macédoine, en Algérie et ai Liban.

La médecine utilise la racine, les feuilles, les semences.

Connu des Grecs et des Romains, le Persil était considéré par eux à la fois comme condiment et comme remède. Par contre, l’époque de Charlemagne semble n’avoir considéré le Persil que comme plante culinaire.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Décoction. 50 g de racine par litre à boire dans la journée, comme apéritif et diurétique.

Infusion. 4 à 8 g de semences par litre. Prendre 2 ou 3 tasses par jour comme carminatif.

Suc frais. Prendre 100 g par jour, comme emménagogue, 2 ou 3 jours avant l’arrivée présumée des règles. On peut aussi prendre une infusion de plante sèche à la dose de 30 à 60 g par litre, dont on boit 3 ou 4 tasses par jour.

Externe

Cataplasmes de feuilles fraîches pilées, contre les engorgements des seins et les ecchymoses. Dès qu’on vient d’être piqué par un insecte, frotter l’endroit douloureux avec des feuilles fraîches froissées entre les doigts.

Décoction. 50 g de feuilles de Persil par litre d’eau, qu’on laisse bouillir 10 minutes. Faire des ablutions deux fois par jour avec cette eau, contre les rougeurs des joues et contre les taches de rousseur.

Pour affiner les chevilles, il est recommandé de garder toute la nuit des compresses imbibées de cette décoction et maintenues par une bande Velpeau.[/wptab]

[wptab name=’Propriétés’]

  • Diurétique
  • Apéritive
  • Emménagogue
  • Fébrifuge
  • Tonique
  • Antirachitique
  • Antianémique
  • Antiscorbutique
  • Antixérophtalmique

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

On peut obtenir une lotion tonique en faisant infuser dans un demi-litre d’eau, pendant une dizaine de minutes, de 10 à 15 grammes de persil. Filtrer, laisser refroidir et appliquer en compresse sur le visage.
On peut atténuer les taches de grossesse en utilisant cette même lotion, à laquelle on ajoutera le jus d’un citron.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Grenadier

Il semble que les anciens Egyptiens employèrent les premiers le Grenadier comme vermifuge. L’écorce de la racine était utilisée comme anthelminthique de temps immémorial dans l’Hindoustan et, chez les Grecs, dès l’époque de Dioscoride.
Tombée en désuétude en Europe, ce fut Buchanan, en 1807, qui la remit en usage, puis le Dr Mérat la signala le premier comme ténifuge aux médecins français.
Les fleurs (appelées balaustes) sont astringentes. Elles donnent de bons résultats dans la diarrhée chronique, la leucorrhée, les hémorragies.
L’écorce de la racine est un vermifuge très efficace contre le ténia armé et le bothryocéphale.
Assez souvent mal tolérée, on l’interdit aux enfants, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent.
L’écorce du fruit est un vermifuge aussi, mais uniquement contre les ascaris. Le suc provenant de la pulpe pressée sert à faire un sirop populaire très rafraîchissant : la grenadine.

[wptab name=’Description’]Famille des Myrtacées

On l’appelle aussi Balaustier.

Ce petit arbre, tordu et rabougri, est originaire soit d’Afrique, soit des Indes, puisque la légende hindoue veut qu’il est été créé par Bouddha pour détourner une déesse de ses pratiques anthropophages.
On utilise l’écorce de la racine, l’écorce du fruit, les fleurs, et évidemment le fruit lui-même, très rafraîchissant.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]Interne

Infusion de fleurs. 15 à 30 g par litre d’eau. Laisser infuser 10 minutes et prendre une tasse toutes les heures.
L’écorce de racine est généralement utilisée sous forme d’extrait actif pharmaceutique : la Pelletiérine Tanret.
Décoction, franchement nauséeuse et détestable (bien sucrée et glacée, elle passe un peu mieux). Faire macérer 65 g d’écorce concassée pendant 24 heures dans trois quarts de litre d’eau. Puis faire réduire à feu doux jusqu’au quart de litre. Prendre en 3 fois, à une demi-heure d’intervalle (formule du Dr Héraud).
Deux heures après, prendre une décoction de Bourdaine.
Décoction d’écorce du fruit : 30 g par litre d’eau.

Externe

Infusion concentrée de fleurs. Elle sert en injections contre les pertes blanches.

Décoction d’écorce de racine : s’utilise en lavements contre les ascaris.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Vermifuge
  • Anthelminthique
  • Ténifuge
  • Astringente

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Abricot

En Chine, les abricots sauvages étaient récoltés pour extraire l’huile de leur amandes. Certaines variétés d’abricotier furent aussi sélectionnées pour leur amandes.

Depuis l’Antiquité, l’amande d’abricot est traditionnellement prescrite contre la toux et la constipation.

  • indications :

– bronchite, toux et asthme
– constipation

  • toxicité : l’aygdaline, le composant actif de l’amande amère est très toxique à forte dose.

En médecine chinois, l’abricot sec est conseillé pour traiter l’anémie, l’asthme et les sensations de gorge sèche ou de soif.

L’amande amère d’abricot contient de l’amygdaline, de l’émulsine, et de nombreuses enzymes (amygdaline, prunase etc.). Elle contient aussi des acides gras (acide oléique, acide linoléique les deux constituants principaux et de l’acide palmitique, stéarique et linolénique), du cholestérol, de l’estrone, alpha-estradiol. L’hydrolyse de l’agmygdaline conduit au benzaldéhyde et à l’acide cyanhydriqur.

[wptab name=’Description’]Famille des Rosaceae

L’abricot est le fruit d’un arbre généralement de petite taille appelé abricotier. Le nom scientifique de l’abricotier estPrunus armeniaca (prune d’Arménie).

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]
[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Antitussif,
  • Anti-asthmatique,
  • Laxatif, émolliente des intestins

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Associé à la mauve, les propriétés adoucissantes de l’abricot conservent à la peau normale son équilibre précieux.
En été, les peaux sèches apprécieront particulièrement une application de pulpe fraîche d’abricot bien mûr, surtout si elle est suivie de celle d’une lotion et hydratante.

[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]

Concombre

On utilisait autrefois les semences pour calmer la toux, et le jus, rafraîchissant, est légèrement laxatif. C’est toutefois presque uniquement pour l’usage externe que l’on utilise médicialement le Concombre.

La pulpe rafraîchissante du Concombre soulage toutes les inflammations et irritations de la peau, les brûlures légères. Le jus jouit des mêmes propriétés et s’emploie en lotions sur les gerçures, les démangeaisons, les dartres.
Le jus de Concombre est aussi la base de beaucoup d’excellents produits de beauté du commerce.

[wptab name=’Description’]Famille des Cucubitacées

Le concombre est très cultivé dans nos jardins. Originaire du Bassin méditerranéen, il était connu des Hébreux, des Grecs et des Romains.

Son fruit, très connu, se mange en salade ; les estomacs un peu délicats le redoutent généralement à cause de son indigestibilité.

[/wptab]
[wptab name=’Utilisation’]

Externe

Pommade. 2 parties de jus de Concombre pour 1 de saindoux. Pour amalgamer, amollir le saindoux au bain-marie et incorporer le jus de Concombre en battant vigoureusement jusqu’à refroidissement. Cette pommade adoucit la peau.

Lotion. Mêler du jus de Concombre filtré avec la même quantité d’alcool à 60°. Parfumer au choix et agiter avant l’emploi. Cette lotion convient aux peaux grasses. En lui ajoutant le 1/4 d’huile d’amandes douces, on obtient une lotion pour peaux sèches.

[/wptab]
[wptab name=’Propriétés’]

  • Rafraîchissant
  • Laxatif

[/wptab]
[wptab name=’Soins’]

Esthétique

Le concombre est très utilisé en cosmétologie pour ses propriétés adoucissantes et émollientes. On trouve dans le commerce un certain nombre de préparations où il est utilisé seul ou associé à d’autres plantes, comme le millepertuis, connu pour ses propriétés astringentes. On peut aisément obtenir un lait de concombre en écrasant dans leur eau de cuisson deux concombres préalablement lavés et épluchés, bouillis un quart d’heure dans 1 litre d’eau. On ajoutera à cette préparation une ou deux cuillerées d’huile d’amande douce. L’eau de cuisson constitue elle-même une lotion efficace pour se laver le visage. On peut enfin obtenir un masque au concombre en appliquant simplement sur le visage et sur le cou, pendant un quart d’heure environ, des tranches minces de concombre.

[/wptab]
[end_wptabset skin= »pepper_grinder » location= »top » width= »400 px » onhover= »1″ ]